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REFLEXION ET PARTAGE

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Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


COURS N2 SEANCE 4 RECIT DU SEJOUR AU DESERT : Mc 1,12-13

Publié par REFLEXION ET PARTAGE sur 23 Avril 2016, 13:10pm

Catégories : #THEOLOGIE

COURS N2 SEANCE 4 RECIT DU SEJOUR AU DESERT : Mc 1,12-13

COURS N2 SEANCE 4 RECIT DU SEJOUR AU DESERT : Mc 1,12-13

RECIT DU SEJOUR AU DESERT.

Le rédacteur écrit que « l’esprit poussa Jésus au désert ». Le verbe grec utilisé est : « ekballo » signifie au sens strict « jeter dehors », chasser, comme si l’évangéliste avait voulu suggérer que la première tentation du Christ fut d’échapper à l’épreuve elle-même. (Verset 14,33).

Ø  Le désert est dans la bible, un lieu plus théologique que géographique. A l’instar des hébreux entrés dans le désert du Sinaï où leur fidélité à Dieu a connu de rudes épreuves. (Versets 16,1-4 ; 17, 1-7) Jésus est amené à refaire pour son compte, l’itinéraire spirituel du peuple de Dieu. Mais là où Israël succomba, Jésus va triompher de toutes les embuches et mettre le tentateur en déroute.

Ø  Les 40 jours renvoient aux 40ans d’épreuve d’Israël au désert. Ce nombre 40 est toujours choisi pour évoquer un temps préparatoire en vue d’une mission. Dans le livre des Actes, c’est encore cette durée de 40 jours qui est mentionnée à propos de la formation, donnée par le ressuscité avant l’Ascension pour préparer ses apôtres à leur future mission d’évangélisation (verset : Acte 1,3).

Ø  Les auteurs bibliques parlent très rarement du « satan », mot qui dérive du verbe hébreu «satân » : s’opposer, attaquer, contredire, accuser. Ainsi le terme n’est pas un nom propre, mais un nom commun, qui désigne une fonction profane : celui qui est chargé de s’opposer, d’attaquer….. Dans de rares cas, le terme s’applique à un être surnaturel, adversaire des hommes et de Dieu. Il en est ainsi dans le livre de Job, celui de Zacharie et le premier livre des Chroniques. C’est au sein de ce livre 300 ans avant notre ère, qu’on trouve un unique passage, ou le mot « satân » est écrit sans l’article ; comme un nom propre. Il pourrait faire penser à « Satan » (Verset 1 Ch 21-1), comme ici.

Ø  Il serait contraire à la foi chrétienne de croire qu’il existe face à Dieu un être qui lui soit équivalent dans le négatif : (dérive manichéiste). On aurait deux principes fondamentaux, égaux et antagonistes : « le bien et le mal ». Cette conception  énoncée par Mani (III° siècle) a été condamnée par l’église. Pour autant l’Eglise admet, «  l’existence des puissances démoniaques….. ou l’oppression à l’œuvre dans le monde ». Dans le Symbole des Apôtres comme dans le Crédo de Nicée-Constantinople, « Ni les anges, ni les démons », ne sont mentionnés. En d’autres termes, il n’y a pas de foi en Satan.

 

En passant sous silence le contenu des tentations de Jésus au désert, l’évangéliste veut sans doute inviter les lecteurs à chercher les tentations  que Jésus a rencontrées tout au long de sa mission : (versets 8,11-13 ; 31-33 ; 12,13 ; 14,38 ; 15,29-32). En chacune de ces occasions de manifester sa divinité avec éclat, Jésus demeurera soumis au Père.

Ø  Le récit s’achève avec la mention des bêtes sauvages qui semblent être les compagnons de vie de Jésus au désert et par l’indication que des anges le servaient.

Ø  La familiarité de Jésus les fauves, en un lieu particulier hostile, fait penser  à la description assez idyllique de l’ère messianique (verset Isaïe 11,6). Le motif des anges servant Jésus témoignent de l’assistance divine toujours offerte par Dieu dans l’Ecriture. Pour autant, si Jésus accepte d’être servi par des anges, il affirmera avec force qu’il n’est pas venu pour être servi mais pour servir. (verset Mc 10,45).

 

CONCLUSION

1-      Le baptême chrétien est fondé sur un événement historique unique, la mort de Jésus car la foi chrétienne est une foi dans le Christ crucifié. Etre baptisé c’est donc refaire le chemin que Jésus a fait, un chemin qui passe par la mort. Etre baptisé pour le chrétien c’est revivre l’itinéraire de mort et de résurrection que Jésus a lui-même vécu.

2-      Par son baptême, le chrétien est profondément uni, comme assimilé, au Christ mort et ressuscité. Par son baptême, le chrétien meurt et est enseveli avec le Christ pour participer à sa nouvelle vie, une vie pour Dieu en Jésus Christ. Par le baptême, chaque baptisé meurt à ce que Paul appelait : «le vieille homme » ; par le baptême, se réalise pour chacun, la mort de cette part de nous-mêmes qui nous pousse au péché.

3-      Alors comment ne pas espérer avec force que nous avancions, pas après pas, sur la route de cette nouvelle vie, de cette vie renouvelée par la mort et la résurrection du Christ qui nous a devancés.

 

 

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