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REFLEXION ET PARTAGE

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Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE : QUI EST MADAME DE LA MOTTE ?

Publié par REFLEXIONS ET PARTAGE sur 12 Octobre 2016, 20:43pm

Catégories : #HISTOIRE

AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE : QUI EST MADAME DE LA MOTTE ?

AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE : QUI EST MADAME DE LA MOTTE ?

Vers la fin du mois d’aout 1784, une scène étrange se passait dans les jardins de Versailles. Entre 23h et minuit au fond d’un bosquet, qui se trouve en bas du tapis vert, un homme apparut.

Il était déguisé. C’était le Cardinal de Rohan. Il allait au rendez-vous de la reine. La nuit était fort sombre. Une femme couverte d’un mantelet blanc, la tête couvert d’une Thérèse, attendait au lieu convenu. Plein d’émotion, le Cardinal s’avance. Il entend ces mots : «Vous savez ce que cela veut dire »et, on lui présente une rose. Il la prend et la presse très fort sur son cœur, se dispose à répondre. Mais une voix connue lui murmure à son oreille : «Venez, venez !», Madame et la comtesse d’Artois, sont là qui approchent. Il rejoignit le baron de Planta, un familier et, Madame de la Motte, qui l’avait suivi. Tous disparurent.

Cependant la situation de Madame de la Motte avait pris une face toute nouvelle. Jusqu’en 1784, elle avait vécu misérablement, de quelques gratifications obtenues par le trésor royal et autres. Il lui était bien arrivé de s’entourer de certains éclats, qui étaient un mensonge de son orgueil, ou un calcul de son audace. Elle était très vénale, prêt à tout pour gloire et argent. Elle disait volontiers : «Il y a deux manières de faire la mendicité, à la porte des églises, ou en carrosse.»

Elle acheta une voiture eut des chevaux de mains, tint une maison, diablotine. Elle recevait à sa table, des personnages importants, dans sa maison. Le Marquis de Saisseval, l’abbé de Cabres ; conseillé au parlement ; Rouillé d’Orfeuil, intendant de champagne ; le comte d’Estaing ; un receveur général, Dorcy. Le ton de sa maison était la bonne humeur, et la douceur de vivre, et quelle douceur, ou il y faisait bon revenir, pour en bonne compagnie. Ce que l’on appela une maison close par la suite. Ces rencontres lui rapportaient beaucoup d’argent, et elle tenait ces hôtes par le secret, sinon c’était la Bastille.

Quant à ses relation avec la reine, dont elle n’aurait jamais du parler, étaient très secrètes, très intimes. Elle avait à craindre, que l’on accuse d’imposture et d’entremetteuse. Mais elle était loin de s’en cacher ; elle s’en ventait même, car cela lui permettait d’ouvrir des portes, et sa reconnaissance. Il fallait satisfaire son orgueil, son nombrilisme. L’opinion qu’on avait de son influence occulté, lui valut des hommages et des Amis précieux, chose qu’elle recherchait.

Elle fit un voyage à Bar sur Aube. On l’avait connu très pauvre et réduite des expédients de la pauvreté. On s’étonna, de son nouveau visage. Elle étalait avec complaisance sa richesse «une parure en diamants ». C’était neuf mois avant l’achat du collier de la reine

Elle avait des robes en pièces brodées de Lyon. Elle paya ses dettes, eut de la mémoire, pour ses créanciers qui l’avaient oublié, se répandit en bienfait, et se donna d’elle.

D’où venait cette opulence ? Du Cardinal de Rohan en parti, pour son rôle d’entremetteuse, ou, de sa maison de rencontre ? en parti, mais aussi de la reine pour certains services

Madame de la Motte qui était très habile, tenait tout de beau monde, car il ne fallait rien diffuser sur la place publique, dans les salons certes là on pouvait se lâcher, elle avait l’art de faire croire ce qu’il ne l’était pas et son inverse. Mais alors le rapport avec le collier ? Vous verrez qu’elle joua un rôle, au fil des épisodes, dans le prochain numéro, les joaillers, du collier de la reine, et leur attente, mais cela est une autre histoire.

 

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