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REFLEXION ET PARTAGE

REFLEXION ET PARTAGE

Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


REVOLUTION FRANCAISE DESSIN ET PLAN

Publié par REFLEXIONS ET PARTAGE sur 13 Mai 2020, 17:09pm

Catégories : #HISTOIRE

REVOLUTION FRANCAISE DESSIN ET PLAN

Montaigne écrivait quand vous devez faire votre biographie vous devez vous peindre. Pour ce qui est de la révolution française c’est un tableau qui ne se termine pas, dont la préparation est basé sur trois grands principes, qui se partage le monde et l’histoire.

L’AUSTERITE ; L’INDIVIDUALISME ; LA FRATERNITE

Pour les connaître, les suivre à travers tant d’agitations et de malheurs, qui produisit leur rencontre, il importe de bien signaler le caractère, d’en donner l’empreinte. Que l’on nous pardonne ici les formulations irritantes de quelques définitions nécessaires ; les tragédies ne viendront que trop tôt et ne seront que trop saisissantes.

LE PRINCIPE D’AUTORITE : Est celui qui fait reposer la vie des nations sur des croyances aveuglements acceptées, sur le respect superstitieux de la tradition, sur l’inégalité et qui, pour moyen de gouverner emploie la contrainte

LE PRINCIPE D’INDIVIDUALISME : Est celui qui, prenant l’homme en dehors de la société, le rend seul juge de ce qui l’entoure et de lui-même, lui donne un sentiment d’exalté de ses droits sans lui indiquer ses devoirs ; l’abandonne à ses propres forces et pour tout, gouvernement proclame le laisser faire.

LE PRINCIPE DE LA FRATERNITE : est celui qui regardant comme solidaire le membre de la grande famille, tend à organiser, un jour les sociétés, œuvre de l’homme sur modèle du corps humains, œuvre de Dieu et fonde la puissance de gouverner sur la persuasion, sur le volontaire sentiment du cœur.

L’autorité a été maniée par le catholicisme, avec un éclat qui étonne ; elle a prévalues jusqu’à Luther. L’individualisme,  inauguré par Luther, s’est développée avec force irrésistible ; et, a dégagé de l’élément religieux, qui a triomphé en France, par les publicistes de la constituante. Il régit le présent et la force des choses. La fraternité annoncée par les penseurs de la Montagne, disparu alors dans une tempête et ne nous apparaît aujourd’hui encore que dans les lointains de l’idéal. Tous les grands cœurs l’appellent. Déjà elle occupe et illumine la plus haute sphère de l’intelligence de l’époque, et qui nous a suivi jusqu’à aujourd’hui.

De ces trois principes ; le premier engendre l’oppression par l’étouffement de la personnalité, le second mène à l’oppression par l’anarchie ; seul le troisième par l’harmonie enfante la liberté.

Liberté avait dit Luther, liberté ont répondu en cœur les philosophes du dix-huitième siècle et c’est le mot liberté qui de nos jours est sur la bannière de la civilisation. Il y a malentendu, mensonge, depuis Luther, ce malentendu et mensonge ont rempli l’histoire. C’est l’individualisme qui arrivait et non la liberté. L’individualisme a l’importance d’un vaste progrès accompli

Si longtemps comprimé, plein d’orgueil et d’audace, soumettre sous tout contrôle de tout esprit. L’ensemble des traditions, les siècles leurs  travaux, leurs croyances, placer l’homme dans un conditionnement plein d’inquiétudes, plein de périls, mais aussi plein de majesté. Lui donner quelques fois à résoudre personnellement au milieu d’une lutte immense dans le bruit d’un débat universel.

Ce n’est pas une œuvre sans grandeur, c’est l’œuvre de l’individualisme. Que si la révolution de 89 est la seule qui est prise racine dans les faits. C’est qu’elle servait une société dominante de par leurs intérêts, de la bourgeoisie.

Malgré les efforts de Jean Jacques Rousseau, de Mably, de Necker lui-même, l’individualisme est devenu le principe de la bourgeoisie et a triomphé, en philosophie par l’école de Voltaire, en politique par l’école de Montesquieu, en industrie par l’école de Turgot.

Ce cadre étant rempli ou presque, nous aurons assisté à cette violente dramatique que fut la révolution Française de 89 et qui sera le début de la destruction, de nombreux siècles d’histoire, pour arriver à nos jours à la perte de notre identité. 

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