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REFLEXION ET PARTAGE

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Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


LA NOUVELLE PRUSSE : L’EURO

Publié par REFLEXIONS ET PARTAGE sur 3 Avril 2021, 17:11pm

Catégories : #CERCLE BASTIAT

LA NOUVELLE PRUSSE : L’EURO

LA NOUVELLE PRUSSE : L’EURO

 

 

Pendant un siècle, le problème pour la France a été l’ambition de la Prusse cet état brutal et sans vergogne, décidé à régner sur l’Europe, « au même titre que le vœu des islamistes aujourd'hui », après avoir abaissé l’Autriche et subjugué tous les états d’Allemagne. De nos jours, un problème grave pour notre pays, ce n’est plus la Prusse de l’époque, c’est la monnaie unique L’Euro.

Vingt-trois ans qui nous sépare de la signature du Traité de Maastricht et treize ans, nous séparent de l’entrée effective en services des billets et pièces de cette unité monétaire. Ce sont des durées assez importantes pour qu’on puisse porter un jugement objectif sur cette monnaie. Et ce jugement est sans appel. L’euro ressemble aux analgésiques : il supprime douleur, mais ne soigne pas la maladie ! L’euro donne l’impression que le malade se porte bien : il peut tout emprunter tous les montants qu’il veut à des taux d’intérêts incroyablement bas ! C’est bien agréable, mais la contrepartie est que l’industrie du malade, et en particulier ses industries exportatrices, vont de plus en plus mal

L’EURO EST TROP FORT

Car, beaucoup d’économistes et des chefs d’entreprises en sont désormais persuadés : L’euro trop fort condamne à mort le commerce extérieur de la France et de plusieurs pays de la zone euro. Si ce niveau de taux est toujours en phase avec la compétitivité de l’Allemagne et des pays de l’Europe du nord, il ne correspond plus du tout à la compétitivité affaiblie des entreprises de France et de certains pays de l’Europe du sud. Au lieu de converger, les écarts se creusent entre les économies de la zone euro, les unes affichant d’insolents excédents de leur commerce extérieur, les autres des déficits importants

LE SPECTRE DE LA DEFLATION

Il est normal que dans une zone monétaire ou l’activité est faible, l’inflation finisse par reculer fortement. Cette diminution de l’inflation a d’abord un effet positif : le recul des prix soutient la demande. Le problème, c’est que si ce phénomène perdure et que la croissance est faible, il risque de faire basculer le pays dans une dynamique déflationniste. Les taux d’intérêts à long terme réel (hors inflation) sur les dettes publiques atteignent des niveaux incompatibles avec ceux de la faible croissance. La baisse récente par la Banque Centrale Européenne de son principal taux directeur de 0,5 à 0,25% son plus bas historique, n’aura pas d’impact important sur le niveau des investissements, car il s’agit du taux d’emprunts à court terme. La hausse de ces taux d’intérêts réels à long terme a des effets désastreux : elle décourage les investissements et fait conclure à la perte de solvabilité des emprunteurs.

LE CAS DU JAPON

Une telle situation, lorsqu’elle s’installe, peut durer des années. C’est ce qui est arrivé au Japon pendant presque vingt ans, période pendant laquelle le gouvernement Japonais s’est battu pour défendre la valeur du Yen, sa monnaie nationale. On comprend cette position, étant donné que les japonais sont les personnes qui ont le taux d’épargne individuelle le plus élevé de toute la planète. Or, les français le savent mieux que personne, le premier résultat de l’inflation est de ruiner les personnes qui placent leur épargne dans des emprunts à taux fixe.

Ceux qui gagnent lorsqu’il y a inflation, sont les personnes qui achètent des actifs réels, tel que des immeubles, ou de l’or, ou des actions. Ils gagnent encore plus quand ils financent ces investissements par des emprunts à taux fixe. Quoi qu’il en soit, le gouvernement japonais a maintenu la valeur du yen pendant cette longue période, malgré la faible croissance qui en résultait tout le pays.

Jusqu’au moment où un nouveau gouvernement japonais a pris la décision de faire son possible y compris de faire marcher la planche à billets comme le font les Etats Unis pour faire baisser le Yen Aujourd’hui le Japon a repris de la croissance, un coup de main-d’œuvre pouvant rivaliser certain pays d’Asie. Chose que la France ne peut plus faire problème de monnaie unique

LES AVANTAGES DE L’INFLATION

Pourtant, malgré ses défauts évidents, l’inflation présente quelques avantages. Le premier serait de permettre de placer l’économie de chacun des différents pays européens à leur niveau de compétitivité réel. Le second avantage, c’est de diminuer le poids des dettes antérieurement contractées et de permettre ainsi de résoudre, au moins partiellement la dette publique française.

Car le niveau de la dette accumulée depuis presque quarante ans est tel « il égale trois fois le produit national brut de notre pays) qu’on peut soutenir sérieusement que si la France reste dans l’Euro elle sera capable de rembourser un jour ! Il n’y a pas dans l’histoire d’exemple qu’un puisse rembourser en monnaie constante un tel Fardeau ! Qu’on le veuille ou non on est obligé d’envisager après être sorti de l’euro une dévaluation du Franc. Comme je l’ai déjà dit, les dévaluations ne sont pas décidées de manière arbitraire, elles font l’objet de négociations avec les autorités monétaires des différents pays créanciers, qui, en l’espèce, donneraient leur accord sur le taux de dévaluation et sur l’étalement de la durée du remboursement de ces dettes. Il n’existe aucune autre solution réaliste à ce problème

GEORGES ROUSSEAU pour RESTAURATION NATIONALE

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