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REFLEXION ET PARTAGE

REFLEXION ET PARTAGE

Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


SUR LES TRACES DE WALTER BENJAMIN

Publié par REFLEXIONS ET PARTAGE sur 26 Janvier 2021, 18:37pm

Catégories : #REFLEXIONS ET PARTAGE

SUR LES TRACES DE WALTER BENJAMIN

SUR LES TRACES DE WALTER BENJAMIN

 

Mais qui est Walter Benjamin ?

C’est un philosophe, historien de l'art, critique littéraire, critique d'art et traducteur allemand, né le 15 juillet 1892 à Berlin (Allemagne). Il a notamment traduit en langue allemande Balzac, Baudelaire, et Proust.

Nous sommes en aout 1921, la galerie Hans-Goltz à Munich consacre une exposition au peintre Paul Klee. Walter Benjamin fait l’acquisition d’une aquarelle, l’Angélus Novus. La figure enfantine aux cheveux roulés comme des parchemins, aux dents de guingois et aux ailes déployées, ne cesse dès lors de hanter le penseur.

La revue qu’il projette de lancer aurait dû avoir comme nom : «L’Ange Nouveau », si seulement les éditeurs et la crise financière des années 1920, lui en avait laissé l’occasion.

Cet échec, n’est toutefois qu’un prélude à d’autres déconvenues, si nombreuses que Benjamin en propose la théorie, comme par revanche ou dérision.

«A quoi reconnait-on son point fort ?» Se demande-t-il dans : Images de pensée ; «à ses défaites », répond-il à lui-même.

Son ami Gershom Scholem écrit le poème : Salutation de l’Ange, sous l’influence du tableau. «Mes yeux sont noir et plein de chose ! Jamais n’est vide mon regard ! Et sais encore bien d’avantage » : Un quatrain qui rappelle, la neuvième thèse de : Sur le concept d’histoire où l’Angélus Novus devient : «L’ange de l’histoire ».

Contemplateur, « d’une unique catastrophe dont le résultat constant est d’acculer les ruines sur les ruines ». Entre ces vers et l’essai de Benjamin, plus de dix ans se sont écoulés, les nazis ont étendus leur nuit sur l’Europe, le chassant lui, l’intellectuel Juif, vers Paris.

L’ange le suit  dans la ville lumière, en «memento d’une vie spirituelle » selon les mots de Scholem. Une aura bientôt funeste. A l’automne 1939, la France entre en guerre et les citoyens allemands, considérés ennemis, ne sont plus les bienvenus ; aussi Benjamin, est-il interné au camp de Nevers, avec sa valise pleine de papiers.

Libéré quelques semaines plus tard, c’est déjà brisé, car il doit organiser sa fuite vers le sud, plus en sécurité ; au dernier moment, 15 juin 1940.

Encore une valise plein de manuscrits, il confie celui du livre : Des passages, à Georges Bataille ; copies des thèses : Sur le concept de l’histoire, et la toile de Klee, découpé pour le transport.

Epuisé, Benjamin renonce à passer la frontière espagnole et se suicide le 26 septembre à Port de Bou. Mais l’Ange échappera à la destruction

 

Victorine de- Oliveira

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