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REFLEXION ET PARTAGE

REFLEXION ET PARTAGE

Des écrits sur mes reflexions du moment: histoire, philosophie, théologie, mes escapades, mais aussi des textes sur la nouvelle langue française


JONATHAN CRARY QUI EST CE ?

Publié par REFLEXIONS ET PARTAGE sur 27 Mai 2021, 20:46pm

Catégories : #REFLEXIONS ET PARTAGE

JONATHAN CRARY  QUI EST CE ?

JONATHAN CRARY

 Né en 1951, il enseigne l’histoire de l’art et de l’esthétique à  l’université de Columbia à New York depuis 1989. Il a écrit plusieurs ouvrages, dont deux qui seront traduits en Français. Sur les deux ouvrages traduits, un m’a étonné pour un Américain : «24/7 Le capitalisme à l’assaut du sommeil. »

Il adopte une démarche proche de Michel Foucault ; quand le philosophe Français remarquait que le sujet contemporain est le fruit structures de pouvoir, de dispositif qui mettent en place une surveillance continu : «école, hôpital, prison ».

Jonathan CRARY, note que ce même individu, est façonné pat la nouvelle technologie qui l’entoure.

La modernité : à fabriqué des individus observateurs, qui n’appréhendent pas le monde directement, mais par le biais d’outils de nouvelles technologies.

A chaque époque correspond une technologie d’observation, ou, de surveillance.

C’est au XIX siècle que s’opère une révolution de la perception, si nous ne voyons pas vraiment le monde, mais seulement soumis à des stimuli rétiniens. Cette stimulation peut tout à fait être prise en charge par des écrans, qui se substituent au monde. Une révolution qui correspond au capitalisme industriel, dont Jonathan CRARY, poursuit la critique dans 24/7 Le capitalisme à l’assaut du sommeil.

 Dans son analyse, nous pouvons remonter au XIV siècle, à la renaissance, c’est dans cette période que le sommeil commença le début d’une dégradation lente, au profit du renouveau. Puis au milieu du XVII siècle, le sommeil s’est trouvé délogé de sa position semi-stable. On commença à saisir son incompatibilité, avec les notions modernes de productivité et de rationalité. Les : Descartes, Hume, ou, Locke, furent de loin les seuls philosophes à dénier le sommeil. Il sera dévalorisé au profit d’une prééminence accordée  à la conscience et à la volonté, ainsi qu’a une notion d’utilité d’objectivité et d’intérêt personnel, comme mobile d’action.

 Au milieu du XIX siècle, on commença à concevoir la relation asymétrique, entre le sommeil et la veille. Selon des modèles hiérarchiques, qui présentaient, le sommeil comme une régression vers un monde d’activité inférieure et plus primitif ; où l’activité supposée supérieure, et plus complexe du cerveau se trouvait inhibée.

 Depuis les années 1980, la cocaïne et d’autres dérivés des amphétamines, ont supplanté les drogues hallucinogènes en vogues dans les années 1960-1970. On ne triple plus, il faut juste rester éveillé, ne pas lâcher. Cette volonté de performance, qui contamine jusqu’aux loisirs, jusqu’à ce qui devrait normalement échapper aux injonctions du marché, s’inscrit dans ce que le critique d’art et philosophe Américain, Jonathan CRARY appelle : 24/7 Le capitalisme à l’assaut du sommeil.

 « On considère en général le besoin de dormir soit comme une perte de temps, soit comme un relâchement fâcheux de la vigilance. Le sommeil sert par exemple de métaphore pour illustrer l’apathie des peuples face à l’oppression. A l’heure où le capitalisme prétend faire de la vie humaine un processus de production et de consommation ininterrompue, ne faudrait-il pas réviser ces représentations ? »

par Jonathan Crary 

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